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Pâques des jeunes 2026 à Jacmel!

À la lumière du mystère pascal, cœur de la foi chrétienne, la communauté Madeleine Morano a eu la grâce d’organiser, durant le Triduum Pascal 2026, une profonde expérience spirituelle avec les jeunes, autour du thème : « Alelouya ! Jezi leve, jenn fè tout sa li di nou fè ».Au retour de la messe chrismale, la Directrice de la communauté Sr Rose-Monique JOLICOEUR  est passée saluer les enfants et les jeunes. Dans une attitude simple mais profondément maternelle, elle leur a adressé quelques paroles pleines de sens, les invitant à vivre ces jours saints non comme de simples spectateurs, mais comme de véritables disciples. Elle aurait pu leur dire, dans l’esprit de l’Évangile : « Chers jeunes, ouvrez votre cœur à Jésus. Ce que vous allez vivre n’est pas une simple activité, mais une rencontre avec un Dieu qui vous aime et qui vous appelle. Laissez-vous transformer par son amour, apprenez à servir comme Lui, et n’ayez pas peur de marcher avec Lui, même sur le chemin de la croix. » Ainsi, ses paroles rejoignent la conviction de Benoît XVI, pour qui la foi grandit lorsqu’elle est vécue comme une expérience d’amour reçu et partagé.

Comme le rappelle saint Augustin d’Hippone, « nous sommes un peuple pascal, et l’Alléluia est notre chant » : c’est bien dans cet esprit de joie, de passage et de transformation que quarante-cinq jeunes ( 45) ont été accueillis dès le Jeudi Saint à 9h Am à l’auditorium, dans une ambiance fraternelle et chaleureuse, grâce à l’engagement des deux juniores responsables, Sœur Sophie AUGUSTE et Sœur Woudine ANEVIL. Dès l’ouverture, l’expérience s’inscrivait dans une pédagogie de la foi vivante, où, selon la pensée de Don Bosco, l’éducation est une affaire du cœur, et où chaque jeune est accompagné pour faire une rencontre personnelle avec le Christ.

Le Jeudi Saint, placé sous le signe de « renmen ak sèvis » (aimer et servir), a été éclairé par l’intervention du Père Jackson MENTOR, prêtre diocésain de Jacmel et Directeur pédagogique de l’IDEPH. En revisitant les événements clés tels que la messe chrismale et l’institution de l’Eucharistie, il a conduit les jeunes à contempler le Christ serviteur. Comme le souligne Thomas d’Aquin, « le sacrement de l’Eucharistie est le signe de l’amour suprême du Christ » : ainsi, le service humble devient le langage concret de cet amour. Le Vendredi Saint, marqué par le sous-thème « pote kwa nou, swiv li », a plongé les jeunes dans le mystère de la Croix avec le Père Chinadè ANDRE. En méditant sur la vénération de la Croix et en participant au chemin de croix avec les fidèles de la cathédrale, ils ont expérimenté que, comme l’affirme Dietrich Bonhoeffer, « quand le Christ appelle un homme, il l’invite à venir et à mourir » : porter sa croix devient alors un acte de foi, d’amour et d’abandon. Ce chemin, vécu aussi dans la salle polyvalente l’après-midi, a permis aux jeunes d’unir leurs propres épreuves à celles du Christ.

Le Samedi Saint, souvent silencieux et méconnu, a trouvé toute sa profondeur à travers l’intervention du Révérend Père Gilnet JEAN-PIERRE, vicaire dominical de la cathédrale Saints Jacques et Philippe, autour du thème « veye epi temwaye » (veiller et témoigner). Ce jour de grand silence a été présenté comme un temps d’attente féconde, où l’espérance se forge dans l’obscurité. À ce propos, Hans Urs von Balthasar rappelle que le Samedi Saint est le mystère de la descente du Christ dans les profondeurs du silence humain, là où Dieu semble absent mais agit en secret. Les jeunes ont ainsi été invités à veiller dans la foi, à garder la lampe allumée malgré la nuit, et à devenir témoins de la lumière à venir. Cette démarche intérieure a été renforcée par le sacrement de réconciliation, vécu avec le Père Sylvaince VIO, vicaire de la paroisse du Sacré-Cœur de Meyer, moment de grâce où chacun a pu expérimenter la miséricorde divine.

La célébration de la Veillée Pascale, sommet de ce cheminement, a ouvert les cœurs à la lumière de la Résurrection, annonçant que la vie triomphe de la mort. Le Dimanche de Pâques, les jeunes ont participé à l’Eucharistie avec une foi renouvelée, proclamant que le Christ est vivant. De retour, dans un esprit de communion et de gratitude, ils ont partagé le repas et exprimé leur reconnaissance à la communauté ainsi qu’aux cuisinières pour leur dévouement. Comme le dit Paul de Tarse, « si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » , mais ici, au cœur de cette expérience, la Résurrection s’est faite vie, joie et engagement.

La Pâques des jeunes une activité,  une véritable traversée spirituelle, un passage intérieur, où chaque participant a été invité à mourir à ce qui enferme pour renaître à une vie nouvelle. Dans la fidélité à l’Évangile et à l’esprit salésien, cette initiative a permis aux jeunes de faire l’expérience d’un Dieu vivant, proche, et appelant chacun à devenir témoin. Alelouya ! Jezi leve !

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