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Merci sr Sylvie pour ce que tu as été pour nous
109 messages.
À la mémoire d’une femme d’exception
Hélas, elle s’en est allée, enfin !
Femme d’une étonnante vitalité
Pour son œuvre, elle s’est toute dépensée
Voire, au travers du monde, pérégriné
Pour mieux l’étoffer, la fleurir, la féconder.
Valeureuse, héroïne des pires moments
De son verbe mielleux, et souvent percutant,
En plein hiver, elle savait atterrir le printemps
Dans des cœurs laminés, dépourvus d’ornements.
D’une immense générosité, son cœur
Trop petit pour haïr, débordant de chaleur,
De l’avenir de plus d’un, a initié son heure
Sans enflures ni mépris, elle y met de la couleur.
Pour vous parler de moi, cette mère chérie
Avril 88, est rentrée dans ma vie,
Comme une eau vive. Je me sentais béni !
Vu que ce mois si fatidique m’avait tant démuni.
Sa main, sur mon épaule, d’un regard attendri,
Où j’ai cru voir jaillir de nombreuses éclaircies
À la mort de maman, voilà ce qu’elle m’avait dit :
« Désormais, je serai ta mère ! Est-ce que t’as bien compris ? »
Et son aile maternelle ne m’a lâché depuis.
Très souvent attentive aux mouvements de ma vie,
Pas un seul épisode que ses yeux n’ont suivi
Et, c’en fut l’histoire de plus d’un, que son cœur a bénis.
Trop jaloux de sa vie, sa mission accomplie,
La faux du destin l’a mise en agonie
Par le fiel du mépris de nombreux favoris,
Son silence l’a vécue, elle l’avait bien compris.
Malgré tant d’amertume qui lui poignait le cœur,
Ne pouvant s’empêcher d’espérer le bonheur,
Chaque jour, dans son âme, elle gardait cette ferveur
D’implorer au ciel, pour nous tous, cette sublime faveur.
Aujourd’hui, c’est fini ; enfin elle est partie,
D’une conscience légère, son œuvre nous convie,
À l’authenticité dont elle s’en est enrichie,
De cette âme digne qui maintenant nous sourit.
Sûrement elle a subi, peut-être elle a payé
Ce dont on lui voulait, qu’on a tant ruminé,
Mais le comble de bienfaits qu’elle a tant ordonné
Saura l’accompagner, et même lui pardonner.
Quel que soit le forfait, dans le cœur, qui perdure,
Celui qui, trop souvent dans nos vies, nous torture,
Ce poids trop cuisant qui nous charge, qu’on endure,
C’est souvent par la mort qu’il s’efface, s’épure!
À tous ceux dont les jours, du sommet de la tour,
Ont causé des tempêtes, des dialogues de sourds,
Loin d’être des foudres, soyez d’un bon recours,
Sinon, ce sommet de la tour vous jouera bien des tours.
Peuple du monde, d’Haïti, d’Anadère,
De cette femme digne, soyez-en donc très fiers,
Elle consacra sa vie, que dis-je, sa carrière,
À vaincre des revers, et fasciner ses paires :
Femme d’altruisme, de foi et de prières.
Dans ton trésor de vie, que t’aies eu raison ou tort,
Finis les inconforts infligés par le sort.
D’une prestance sereine, très enviée du condor,
Ton âme est déjà prête à fleurir l’autre bord.
Ton souffle retourne aux cieux et ton corps, à la terre,
Il t’est venu ce temps de rejoindre le Père,
Ce Dieu qui t’a créée, que t’as jamais su taire,
Dans son cœur glorieux, il t’enchâssera, j’espère.
Hommage d’un fils qui s’en est souvenu !
Jude Jeanty
Hélas, elle s’en est allée, enfin !
Femme d’une étonnante vitalité
Pour son œuvre, elle s’est toute dépensée
Voire, au travers du monde, pérégriné
Pour mieux l’étoffer, la fleurir, la féconder.
Valeureuse, héroïne des pires moments
De son verbe mielleux, et souvent percutant,
En plein hiver, elle savait atterrir le printemps
Dans des cœurs laminés, dépourvus d’ornements.
D’une immense générosité, son cœur
Trop petit pour haïr, débordant de chaleur,
De l’avenir de plus d’un, a initié son heure
Sans enflures ni mépris, elle y met de la couleur.
Pour vous parler de moi, cette mère chérie
Avril 88, est rentrée dans ma vie,
Comme une eau vive. Je me sentais béni !
Vu que ce mois si fatidique m’avait tant démuni.
Sa main, sur mon épaule, d’un regard attendri,
Où j’ai cru voir jaillir de nombreuses éclaircies
À la mort de maman, voilà ce qu’elle m’avait dit :
« Désormais, je serai ta mère ! Est-ce que t’as bien compris ? »
Et son aile maternelle ne m’a lâché depuis.
Très souvent attentive aux mouvements de ma vie,
Pas un seul épisode que ses yeux n’ont suivi
Et, c’en fut l’histoire de plus d’un, que son cœur a bénis.
Trop jaloux de sa vie, sa mission accomplie,
La faux du destin l’a mise en agonie
Par le fiel du mépris de nombreux favoris,
Son silence l’a vécue, elle l’avait bien compris.
Malgré tant d’amertume qui lui poignait le cœur,
Ne pouvant s’empêcher d’espérer le bonheur,
Chaque jour, dans son âme, elle gardait cette ferveur
D’implorer au ciel, pour nous tous, cette sublime faveur.
Aujourd’hui, c’est fini ; enfin elle est partie,
D’une conscience légère, son œuvre nous convie,
À l’authenticité dont elle s’en est enrichie,
De cette âme digne qui maintenant nous sourit.
Sûrement elle a subi, peut-être elle a payé
Ce dont on lui voulait, qu’on a tant ruminé,
Mais le comble de bienfaits qu’elle a tant ordonné
Saura l’accompagner, et même lui pardonner.
Quel que soit le forfait, dans le cœur, qui perdure,
Celui qui, trop souvent dans nos vies, nous torture,
Ce poids trop cuisant qui nous charge, qu’on endure,
C’est souvent par la mort qu’il s’efface, s’épure!
À tous ceux dont les jours, du sommet de la tour,
Ont causé des tempêtes, des dialogues de sourds,
Loin d’être des foudres, soyez d’un bon recours,
Sinon, ce sommet de la tour vous jouera bien des tours.
Peuple du monde, d’Haïti, d’Anadère,
De cette femme digne, soyez-en donc très fiers,
Elle consacra sa vie, que dis-je, sa carrière,
À vaincre des revers, et fasciner ses paires :
Femme d’altruisme, de foi et de prières.
Dans ton trésor de vie, que t’aies eu raison ou tort,
Finis les inconforts infligés par le sort.
D’une prestance sereine, très enviée du condor,
Ton âme est déjà prête à fleurir l’autre bord.
Ton souffle retourne aux cieux et ton corps, à la terre,
Il t’est venu ce temps de rejoindre le Père,
Ce Dieu qui t’a créée, que t’as jamais su taire,
Dans son cœur glorieux, il t’enchâssera, j’espère.
Hommage d’un fils qui s’en est souvenu !
Jude Jeanty
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de sœur Silvie. Je l’ai connue lorsque j’étais à l’école primaire Saint Jean Bosco La Saline et à l'école Marie Auxiliatrice au Secondaire .
Je la connaissais comme une personne aimante, d'une foi profonde et dévouée à la jeunesse. Je suis fier d'avoir été instruit par la famille salésienne. Je suis maintenant frère religieux en Irlande. Je voudrais présenter toutes mes condoléances aux sœurs et à la famille de sœur Sylvie. Qu'elle repose en paix.
Widmaier
Je la connaissais comme une personne aimante, d'une foi profonde et dévouée à la jeunesse. Je suis fier d'avoir été instruit par la famille salésienne. Je suis maintenant frère religieux en Irlande. Je voudrais présenter toutes mes condoléances aux sœurs et à la famille de sœur Sylvie. Qu'elle repose en paix.
Widmaier
Merci S. Sylvie pour votre approche humaine, chrétienne et rassembleuse au sein de la communauté des FMA. Vous avez accompli votre mission ici-bas avec Foi, Joie, Persévérance et Espérance afin de ramener les jeunes sur le chemin de la vie selon le charisme de Don Bosco.
Que Marie Auxiliatrice vous accueille dans la demeure de Dieu. Toutes mes sympathies à votre famille biologique et à la famille salésienne! Nadège Désiré, AEFMA d'Haïti et Css
Que Marie Auxiliatrice vous accueille dans la demeure de Dieu. Toutes mes sympathies à votre famille biologique et à la famille salésienne! Nadège Désiré, AEFMA d'Haïti et Css
Hommage à la mémoire de Sœur Sylvie
C'est avec une profonde émotion que nous rendons hommage à Sœur Sylvie, fidèle membre de la communauté des Sœurs Salésiennes, dont la vie entière fut un témoignage d'amour, de foi et de dévouement au service des autres.
Durant toutes les années qu'elle a consacrées à sa mission, Sœur Sylvie a travaillé avec une générosité remarquable au développement et à l'épanouissement de sa communauté. Par sa sagesse, sa clairvoyance et son engagement sans faille, elle a contribué à faire grandir l'œuvre qui lui tenait tant à cœur, laissant derrière elle un héritage précieux qui continuera d'inspirer ceux qui poursuivront son chemin.
Femme de cœur et de conviction, elle incarnait les valeurs de fraternité, de compassion et d'humanisme. Son amour du prochain se manifestait dans chacun de ses gestes, dans son écoute attentive, sa disponibilité constante et sa volonté sincère de soulager les peines et d'accompagner les plus vulnérables. Elle a su semer autour d'elle l'espérance, la paix et la bienveillance.
Aujourd'hui, alors que nous pleurons son départ, nous rendons grâce pour le don de sa vie. Nous gardons en mémoire son sourire, sa douceur, sa force tranquille et sa foi inébranlable. Son passage parmi nous a laissé une empreinte indélébile dans nos cœurs et dans la vie de tous ceux qu'elle a servis avec tant d'amour.
Que le Seigneur accueille Sœur Sylvie dans Sa demeure éternelle et lui accorde la récompense promise aux serviteurs et aux servantes fidèles. Que son exemple continue de nous guider et de nous inspirer à vivre dans l'amour, le respect et le service des autres.
Sœur Sylvie nous quitte physiquement, mais son esprit, ses enseignements et les valeurs qu'elle a incarnées demeureront à jamais parmi nous.
Mes sincères sympathies à la Famille des Salésiennes, FMA.
*Que son âme repose en paix et vive éternellement dans la lumière et l'amour de Dieu.*
Amen.
C'est avec une profonde émotion que nous rendons hommage à Sœur Sylvie, fidèle membre de la communauté des Sœurs Salésiennes, dont la vie entière fut un témoignage d'amour, de foi et de dévouement au service des autres.
Durant toutes les années qu'elle a consacrées à sa mission, Sœur Sylvie a travaillé avec une générosité remarquable au développement et à l'épanouissement de sa communauté. Par sa sagesse, sa clairvoyance et son engagement sans faille, elle a contribué à faire grandir l'œuvre qui lui tenait tant à cœur, laissant derrière elle un héritage précieux qui continuera d'inspirer ceux qui poursuivront son chemin.
Femme de cœur et de conviction, elle incarnait les valeurs de fraternité, de compassion et d'humanisme. Son amour du prochain se manifestait dans chacun de ses gestes, dans son écoute attentive, sa disponibilité constante et sa volonté sincère de soulager les peines et d'accompagner les plus vulnérables. Elle a su semer autour d'elle l'espérance, la paix et la bienveillance.
Aujourd'hui, alors que nous pleurons son départ, nous rendons grâce pour le don de sa vie. Nous gardons en mémoire son sourire, sa douceur, sa force tranquille et sa foi inébranlable. Son passage parmi nous a laissé une empreinte indélébile dans nos cœurs et dans la vie de tous ceux qu'elle a servis avec tant d'amour.
Que le Seigneur accueille Sœur Sylvie dans Sa demeure éternelle et lui accorde la récompense promise aux serviteurs et aux servantes fidèles. Que son exemple continue de nous guider et de nous inspirer à vivre dans l'amour, le respect et le service des autres.
Sœur Sylvie nous quitte physiquement, mais son esprit, ses enseignements et les valeurs qu'elle a incarnées demeureront à jamais parmi nous.
Mes sincères sympathies à la Famille des Salésiennes, FMA.
*Que son âme repose en paix et vive éternellement dans la lumière et l'amour de Dieu.*
Amen.
Toutes mes sympathies à vous lles FMA et à la grande famille salésienne. Que Dieu accueille sr Marie Sylvita Elie en sa maison en ajoutant un couvert à sa table ,elle était notre amie. Merci Seigneur pour toutes les bontés de notre chère sre.Tu nous manqueras telle est la volonté de Dieu nous le respectons.
Bon voyage ma directrice. Votre passage dans ma vie a été très enrichissante. Vous étiez une soeur humaine et dévouée pour ses élèves. Que le seigneur vous accueille auprès de lui. Repose en paix.
J’ai eu la chance d’avoir sr Marie Sylvita Elie comme maîtresse. J'ai vu en elle une femme mere, de grand coeur, attentive au moindre detail, très très sacrifiée (combien de nuits blanches pour preparer les vetements pour la 1ere profession pour ses filles car nos robes devaient etre bien faites), d'une capacité d'écoute et d'accompagnement incomparable , grande conseillère ; on pouvait se confier à elle sans inquietude, une vraie mère … je ne t'oublierai jamais mère maîtresse.
Merci pour ce que tu es pour moi.
Jouis de la présence de ton Seigneur tant aimé par toi.
Sr Emilienne Michel fma
Merci pour ce que tu es pour moi.
Jouis de la présence de ton Seigneur tant aimé par toi.
Sr Emilienne Michel fma
Hommage à Sœur Marie Sylvita ÉLIE
Il est des personnes que le Seigneur place sur notre route pour éclairer nos pas et nous conduire, souvent sans que nous le sachions, vers l'accomplissement de son projet d'amour. Pour moi, Sœur Sylvita ELIE est de celles-là.
En 2002, j'étais en troisième année à l'École Normale des Instituteurs des Salésiens à La Saline. Cette année-là devait marquer l'aboutissement de plusieurs années d'efforts, puisque je me préparais à recevoir mon diplôme. Cependant, la situation sociopolitique du pays devenait de plus en plus préoccupante. L'insécurité faisait la une de l'actualité et les déplacements étaient particulièrement risqués, surtout que les cours se terminaient vers huit heures du soir.
Face à cette situation, ma famille souhaitait que ma sœur et moi abandonnions nos études afin d'éviter les dangers de la route. Pour ma part, je ne pouvais me résoudre à quitter l'école alors que j'étais à quelques mois de la fin de mon parcours.
C'est alors que la Providence de Dieu se manifesta.
Dans la promotion de ma sœur, deux religieuses salésiennes, ainsi qu'une autre religieuse de ma propre promotion, demandèrent à la sœur responsable s'il était possible que nous descendions chaque soir avec elles jusqu'à l'Avenue du Chili. Grâce au chauffeur de la communauté, nous pourrions ainsi rentrer en sécurité sans avoir à attendre tardivement un moyen de transport.
Nous étions trois jeunes concernées : ma sœur, une autre étudiante et moi-même. Après en avoir discuté avec ma mère, celle-ci accepta cette proposition qui nous permettait de poursuivre nos études tout en étant protégées.
Le premier jour, nous sommes arrivées à la Maison Provinciale. Une fête s'y déroulait et l'endroit était rempli d'enfants. Au milieu de cette ambiance joyeuse, mon regard fut attiré par une religieuse au sourire accueillant qui échangeait avec plusieurs personnes. Je ne savais pas encore que cette femme allait occuper une place si importante dans mon histoire.
Cette religieuse était Sœur Marie Sylvita ÉLIE.
Avec une générosité remarquable, elle nous ouvrit les portes de sa communauté. Pendant près d'un mois, elle nous accueillit à la Maison Provinciale afin que nous puissions poursuivre nos études en toute sécurité et terminer notre année scolaire. Grâce à son hospitalité et à sa confiance, j'ai pu achever ma formation et obtenir mon diplôme.
À cette époque, je voyais simplement en elle une religieuse bienveillante qui avait posé un geste de charité. Je ne savais pas encore que le Seigneur se servait déjà d'elle pour préparer l'avenir.
Après l'obtention de mon diplôme, j'ai travaillé pendant cinq années chez les Sœurs de la Sagesse. Durant tout ce temps, la question de la vie religieuse demeurait présente dans mon cœur. Je cherchais à discerner la volonté de Dieu sans savoir exactement où il voulait me conduire.
C'est alors que j'ai rencontré Sœur Viviane des Sœurs de la Sagesse. Elle m'offrit la possibilité de vivre une expérience vocationnelle dans sa congrégation. Malgré la richesse de cette expérience et son désir de me voir poursuivre ce chemin, je sentais intérieurement que le Seigneur m'appelait ailleurs.
Respectueuse de mon discernement, elle continua néanmoins à m'accompagner. Un jour, elle me demanda si je connaissais une autre congrégation qui m'attirait. Immédiatement, le souvenir des Salésiennes me revint à l'esprit. Je lui parlai alors de la Maison Provinciale et de l'accueil que j'y avais reçu lorsque j'étais encore étudiante.
À ma grande surprise, Sœur Viviane me raconta sa propre histoire. Elle me confia qu'une religieuse salésienne l'avait elle-même accompagnée chez les Sœurs de la Sagesse lorsqu'elle était en recherche vocationnelle. Puis elle me dit avec simplicité :
« Une sœur salésienne a fait cela pour moi. Aujourd'hui, je vais faire la même chose pour toi. »
Quelques jours plus tard, elle prit rendez-vous avec moi pour un dimanche après-midi. Fidèle à sa parole, elle m'accompagna à Pétion-Ville, chez les Sœurs Salésiennes.
Je ne pouvais imaginer alors que cette simple visite allait marquer un tournant décisif dans ma vie. Ce dimanche-là, le Seigneur ouvrait devant moi un chemin nouveau. Avec la délicatesse qui caractérise son action, il me conduisait vers la Famille Salésienne où j'allais découvrir ma vocation et trouver ma place.
Quelques années plus tard, la Providence me réservait une surprise encore plus grande. Celle qui m'avait accueillie autrefois à la Maison Provinciale allait devenir ma mère maîtresse.
Un jour, je lui racontai toute cette histoire. Avec son sourire habituel, elle me répondit :
« Oui, je m'en souviens très bien. On était venu me demander l'hospitalité pour trois jeunes... et parmi ces trois jeunes, toi seule es revenue. »
Puis elle ajouta avec émotion :
« Je rends grâce au Seigneur d'être passée par moi pour que tu sois aujourd'hui dans la Famille Salésienne. »
Ces paroles sont demeurées gravées dans mon cœur.
Durant les années de formation vécues auprès d'elle, j'ai découvert une femme profondément consacrée à Dieu. Elle possédait ce don rare d'allier la tendresse d'une mère à la fermeté d'une éducatrice. Elle savait écouter, encourager, corriger avec délicatesse et accompagner chacune avec patience sur le chemin de sa croissance humaine et spirituelle.
À son contact, nous apprenions à faire confiance à Dieu, à aimer notre vocation et à avancer avec courage malgré les difficultés. Elle était pour nous un signe vivant de la bonté de Dieu et de l'esprit de famille si cher à Don Bosco et à Mère Mazzarello.
Aujourd'hui, en relisant mon histoire, je comprends mieux que tout ce qu'elle a fait pour moi n'était pas simplement un geste humain. À travers son accueil, son accompagnement et sa présence maternelle, c'est le Seigneur lui-même qui me guidait vers la vocation à laquelle il m'appelait.
Comment ne pas rendre grâce pour une telle religieuse ?
Comment ne pas remercier Dieu pour cette femme qui a su être un instrument de sa Providence et un reflet de son amour ?
Sœur Sylvita ÉLIE a laissé dans ma vie une empreinte profonde et indélébile. Son souvenir demeure associé à l'accueil, à la confiance, à la générosité et à la fidélité.
Le Seigneur l'a rappelée à Lui le 6 juin 2026, en ce mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion particulièrement chère à notre cofondatrice, Sainte Marie-Dominique Mazzarello. Quelle belle coïncidence de la grâce de voir s'achever le pèlerinage terrestre d'une fille de Don Bosco et de Mère Mazzarello en ce temps où l'Église contemple le Cœur du Christ, source de tout amour et de toute miséricorde.
Toute sa vie a été le reflet de ce Cœur divin : un cœur capable d'accueillir, d'écouter, d'accompagner, de faire grandir et de conduire les jeunes vers Dieu. Aujourd'hui encore, son témoignage continue de parler à celles et ceux qui ont eu la grâce de la connaître.
Avec une profonde reconnaissance, nous la confions à la tendresse infinie du Seigneur. Que Jésus lui-même l'accueille dans sa demeure de lumière et de paix. Qu'il lui accorde la récompense promise aux serviteurs fidèles et qu'il lui donne cette couronne de gloire qui ne se flétrit jamais.
Merci, ma Sœur d'avoir ouvert les portes de votre maison à une jeune étudiante qui désirait simplement terminer son année scolaire. Merci d'avoir ouvert, sans le savoir, les portes d'une vocation. Merci pour votre cœur de mère, votre présence rassurante, votre confiance et votre fidélité.
Que Marie Auxiliatrice, que vous avez tant aimée et servie, vous accueille désormais auprès de son Fils. Et que votre souvenir demeure vivant dans mon cœur, comme une action de grâce permanente pour tout le bien que Dieu a accompli à travers vous.
Avec tout mon amour et ma reconnaissance,
Sœur CHERY Rose Andrée, FMA
Ta fille, que le Seigneur a conduite jusqu'à la Famille Salésienne à travers ton accueil, ton accompagnement et ton cœur de mère. :::
Il est des personnes que le Seigneur place sur notre route pour éclairer nos pas et nous conduire, souvent sans que nous le sachions, vers l'accomplissement de son projet d'amour. Pour moi, Sœur Sylvita ELIE est de celles-là.
En 2002, j'étais en troisième année à l'École Normale des Instituteurs des Salésiens à La Saline. Cette année-là devait marquer l'aboutissement de plusieurs années d'efforts, puisque je me préparais à recevoir mon diplôme. Cependant, la situation sociopolitique du pays devenait de plus en plus préoccupante. L'insécurité faisait la une de l'actualité et les déplacements étaient particulièrement risqués, surtout que les cours se terminaient vers huit heures du soir.
Face à cette situation, ma famille souhaitait que ma sœur et moi abandonnions nos études afin d'éviter les dangers de la route. Pour ma part, je ne pouvais me résoudre à quitter l'école alors que j'étais à quelques mois de la fin de mon parcours.
C'est alors que la Providence de Dieu se manifesta.
Dans la promotion de ma sœur, deux religieuses salésiennes, ainsi qu'une autre religieuse de ma propre promotion, demandèrent à la sœur responsable s'il était possible que nous descendions chaque soir avec elles jusqu'à l'Avenue du Chili. Grâce au chauffeur de la communauté, nous pourrions ainsi rentrer en sécurité sans avoir à attendre tardivement un moyen de transport.
Nous étions trois jeunes concernées : ma sœur, une autre étudiante et moi-même. Après en avoir discuté avec ma mère, celle-ci accepta cette proposition qui nous permettait de poursuivre nos études tout en étant protégées.
Le premier jour, nous sommes arrivées à la Maison Provinciale. Une fête s'y déroulait et l'endroit était rempli d'enfants. Au milieu de cette ambiance joyeuse, mon regard fut attiré par une religieuse au sourire accueillant qui échangeait avec plusieurs personnes. Je ne savais pas encore que cette femme allait occuper une place si importante dans mon histoire.
Cette religieuse était Sœur Marie Sylvita ÉLIE.
Avec une générosité remarquable, elle nous ouvrit les portes de sa communauté. Pendant près d'un mois, elle nous accueillit à la Maison Provinciale afin que nous puissions poursuivre nos études en toute sécurité et terminer notre année scolaire. Grâce à son hospitalité et à sa confiance, j'ai pu achever ma formation et obtenir mon diplôme.
À cette époque, je voyais simplement en elle une religieuse bienveillante qui avait posé un geste de charité. Je ne savais pas encore que le Seigneur se servait déjà d'elle pour préparer l'avenir.
Après l'obtention de mon diplôme, j'ai travaillé pendant cinq années chez les Sœurs de la Sagesse. Durant tout ce temps, la question de la vie religieuse demeurait présente dans mon cœur. Je cherchais à discerner la volonté de Dieu sans savoir exactement où il voulait me conduire.
C'est alors que j'ai rencontré Sœur Viviane des Sœurs de la Sagesse. Elle m'offrit la possibilité de vivre une expérience vocationnelle dans sa congrégation. Malgré la richesse de cette expérience et son désir de me voir poursuivre ce chemin, je sentais intérieurement que le Seigneur m'appelait ailleurs.
Respectueuse de mon discernement, elle continua néanmoins à m'accompagner. Un jour, elle me demanda si je connaissais une autre congrégation qui m'attirait. Immédiatement, le souvenir des Salésiennes me revint à l'esprit. Je lui parlai alors de la Maison Provinciale et de l'accueil que j'y avais reçu lorsque j'étais encore étudiante.
À ma grande surprise, Sœur Viviane me raconta sa propre histoire. Elle me confia qu'une religieuse salésienne l'avait elle-même accompagnée chez les Sœurs de la Sagesse lorsqu'elle était en recherche vocationnelle. Puis elle me dit avec simplicité :
« Une sœur salésienne a fait cela pour moi. Aujourd'hui, je vais faire la même chose pour toi. »
Quelques jours plus tard, elle prit rendez-vous avec moi pour un dimanche après-midi. Fidèle à sa parole, elle m'accompagna à Pétion-Ville, chez les Sœurs Salésiennes.
Je ne pouvais imaginer alors que cette simple visite allait marquer un tournant décisif dans ma vie. Ce dimanche-là, le Seigneur ouvrait devant moi un chemin nouveau. Avec la délicatesse qui caractérise son action, il me conduisait vers la Famille Salésienne où j'allais découvrir ma vocation et trouver ma place.
Quelques années plus tard, la Providence me réservait une surprise encore plus grande. Celle qui m'avait accueillie autrefois à la Maison Provinciale allait devenir ma mère maîtresse.
Un jour, je lui racontai toute cette histoire. Avec son sourire habituel, elle me répondit :
« Oui, je m'en souviens très bien. On était venu me demander l'hospitalité pour trois jeunes... et parmi ces trois jeunes, toi seule es revenue. »
Puis elle ajouta avec émotion :
« Je rends grâce au Seigneur d'être passée par moi pour que tu sois aujourd'hui dans la Famille Salésienne. »
Ces paroles sont demeurées gravées dans mon cœur.
Durant les années de formation vécues auprès d'elle, j'ai découvert une femme profondément consacrée à Dieu. Elle possédait ce don rare d'allier la tendresse d'une mère à la fermeté d'une éducatrice. Elle savait écouter, encourager, corriger avec délicatesse et accompagner chacune avec patience sur le chemin de sa croissance humaine et spirituelle.
À son contact, nous apprenions à faire confiance à Dieu, à aimer notre vocation et à avancer avec courage malgré les difficultés. Elle était pour nous un signe vivant de la bonté de Dieu et de l'esprit de famille si cher à Don Bosco et à Mère Mazzarello.
Aujourd'hui, en relisant mon histoire, je comprends mieux que tout ce qu'elle a fait pour moi n'était pas simplement un geste humain. À travers son accueil, son accompagnement et sa présence maternelle, c'est le Seigneur lui-même qui me guidait vers la vocation à laquelle il m'appelait.
Comment ne pas rendre grâce pour une telle religieuse ?
Comment ne pas remercier Dieu pour cette femme qui a su être un instrument de sa Providence et un reflet de son amour ?
Sœur Sylvita ÉLIE a laissé dans ma vie une empreinte profonde et indélébile. Son souvenir demeure associé à l'accueil, à la confiance, à la générosité et à la fidélité.
Le Seigneur l'a rappelée à Lui le 6 juin 2026, en ce mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus, une dévotion particulièrement chère à notre cofondatrice, Sainte Marie-Dominique Mazzarello. Quelle belle coïncidence de la grâce de voir s'achever le pèlerinage terrestre d'une fille de Don Bosco et de Mère Mazzarello en ce temps où l'Église contemple le Cœur du Christ, source de tout amour et de toute miséricorde.
Toute sa vie a été le reflet de ce Cœur divin : un cœur capable d'accueillir, d'écouter, d'accompagner, de faire grandir et de conduire les jeunes vers Dieu. Aujourd'hui encore, son témoignage continue de parler à celles et ceux qui ont eu la grâce de la connaître.
Avec une profonde reconnaissance, nous la confions à la tendresse infinie du Seigneur. Que Jésus lui-même l'accueille dans sa demeure de lumière et de paix. Qu'il lui accorde la récompense promise aux serviteurs fidèles et qu'il lui donne cette couronne de gloire qui ne se flétrit jamais.
Merci, ma Sœur d'avoir ouvert les portes de votre maison à une jeune étudiante qui désirait simplement terminer son année scolaire. Merci d'avoir ouvert, sans le savoir, les portes d'une vocation. Merci pour votre cœur de mère, votre présence rassurante, votre confiance et votre fidélité.
Que Marie Auxiliatrice, que vous avez tant aimée et servie, vous accueille désormais auprès de son Fils. Et que votre souvenir demeure vivant dans mon cœur, comme une action de grâce permanente pour tout le bien que Dieu a accompli à travers vous.
Avec tout mon amour et ma reconnaissance,
Sœur CHERY Rose Andrée, FMA
Ta fille, que le Seigneur a conduite jusqu'à la Famille Salésienne à travers ton accueil, ton accompagnement et ton cœur de mère. :::
Hommage à Sœur Marie Sylvita ELIE : Un Voyage vers la Lumière Éternelle
22 Decembre 1947-6 Juin 2026
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la
foi. » (2 Timothée 4:7)
C’est avec une profonde émotion et le cœur tourné vers le Ciel que la
Radio Télé Solidarité, en communion avec le peuple de Dieu de la
communauté haïtienne de la diaspora, s’unit aujourd’hui à la douleur
de la congrégation des Filles de Marie Auxiliatrice (Province
Notre-Dame du Perpétuel Secours d’Haïti).
Sœur Marie Sylvita ELIE, FMA, figure rayonnante et bâtisseuse
infatigable, a clos le livre de son pèlerinage terrestre pour ouvrir
celui de l’éternité. En cette 51ème année de vie consacrée, celle qui
fut la première Provinciale haïtienne de la congrégation s’en est
allée rejoindre le Père. Elle laisse derrière elle le sillage parfumé
de ses sacrifices et de son dévouement total pour l’éducation de la
jeunesse et le salut des âmes.
Elle a été, pour la Famille Salésienne et pour Haïti, un phare dont la
lumière ne s’éteint pas, mais se transforme désormais en une
intercession céleste. Sa vie, vécue dans la fidélité absolue au
charisme de Don Bosco, demeure un témoignage vivant de l’amour de
Dieu.
Condoléances
À la Province du Perpétuel Secours, aux Sœurs Salésiennes, aux
familles Elie et Sylrébert, ainsi qu'à tous les proches éplorés, la
Radio Télé Solidarité, de concert avec la communauté catholique
haïtienne de la diaspora, présente ses sincères et chrétiennes
condoléances.
Que la Vierge Marie, Auxiliatrice des Chrétiens, qu’elle a si
dignement servie, l’accueille dans le jardin de la paix — là où il n’y
a plus ni pleurs, ni souffrances, mais la plénitude de la communion
divine.
Le samedi 13 juin 2026, sous les voûtes de la Paroisse Saint-Pierre de
Pétion-Ville, nous accompagnerons Sœur Marie Sylvita dans son ultime
voyage. Nous restons confiants que si elle quitte nos regards, elle
demeurera pour toujours vivante dans le cœur de tous ceux qu’elle a
guidés.
Que son âme repose dans la paix lumineuse du Seigneur, et qu’elle
continue, depuis les hauteurs de la Maison du Père, de veiller sur sa
chère Province d'Haïti.
22 Decembre 1947-6 Juin 2026
« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la
foi. » (2 Timothée 4:7)
C’est avec une profonde émotion et le cœur tourné vers le Ciel que la
Radio Télé Solidarité, en communion avec le peuple de Dieu de la
communauté haïtienne de la diaspora, s’unit aujourd’hui à la douleur
de la congrégation des Filles de Marie Auxiliatrice (Province
Notre-Dame du Perpétuel Secours d’Haïti).
Sœur Marie Sylvita ELIE, FMA, figure rayonnante et bâtisseuse
infatigable, a clos le livre de son pèlerinage terrestre pour ouvrir
celui de l’éternité. En cette 51ème année de vie consacrée, celle qui
fut la première Provinciale haïtienne de la congrégation s’en est
allée rejoindre le Père. Elle laisse derrière elle le sillage parfumé
de ses sacrifices et de son dévouement total pour l’éducation de la
jeunesse et le salut des âmes.
Elle a été, pour la Famille Salésienne et pour Haïti, un phare dont la
lumière ne s’éteint pas, mais se transforme désormais en une
intercession céleste. Sa vie, vécue dans la fidélité absolue au
charisme de Don Bosco, demeure un témoignage vivant de l’amour de
Dieu.
Condoléances
À la Province du Perpétuel Secours, aux Sœurs Salésiennes, aux
familles Elie et Sylrébert, ainsi qu'à tous les proches éplorés, la
Radio Télé Solidarité, de concert avec la communauté catholique
haïtienne de la diaspora, présente ses sincères et chrétiennes
condoléances.
Que la Vierge Marie, Auxiliatrice des Chrétiens, qu’elle a si
dignement servie, l’accueille dans le jardin de la paix — là où il n’y
a plus ni pleurs, ni souffrances, mais la plénitude de la communion
divine.
Le samedi 13 juin 2026, sous les voûtes de la Paroisse Saint-Pierre de
Pétion-Ville, nous accompagnerons Sœur Marie Sylvita dans son ultime
voyage. Nous restons confiants que si elle quitte nos regards, elle
demeurera pour toujours vivante dans le cœur de tous ceux qu’elle a
guidés.
Que son âme repose dans la paix lumineuse du Seigneur, et qu’elle
continue, depuis les hauteurs de la Maison du Père, de veiller sur sa
chère Province d'Haïti.
Au nom de toutes les soeurs de la Charité de saint Louis, je présente mes sympathies aux sœurs Salésiennes. Que l' âme de sœur Sylvita repose en paix.