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Merci sr Sylvie pour ce que tu as été pour nous
À la mémoire d’une femme d’exception
Hélas, elle s’en est allée, enfin !
Femme d’une étonnante vitalité
Pour son œuvre, elle s’est toute dépensée
Voire, au travers du monde, pérégriné
Pour mieux l’étoffer, la fleurir, la féconder.
Valeureuse, héroïne des pires moments
De son verbe mielleux, et souvent percutant,
En plein hiver, elle savait atterrir le printemps
Dans des cœurs laminés, dépourvus d’ornements.
D’une immense générosité, son cœur
Trop petit pour haïr, débordant de chaleur,
De l’avenir de plus d’un, a initié son heure
Sans enflures ni mépris, elle y met de la couleur.
Pour vous parler de moi, cette mère chérie
Avril 88, est rentrée dans ma vie,
Comme une eau vive. Je me sentais béni !
Vu que ce mois si fatidique m’avait tant démuni.
Sa main, sur mon épaule, d’un regard attendri,
Où j’ai cru voir jaillir de nombreuses éclaircies
À la mort de maman, voilà ce qu’elle m’avait dit :
« Désormais, je serai ta mère ! Est-ce que t’as bien compris ? »
Et son aile maternelle ne m’a lâché depuis.
Très souvent attentive aux mouvements de ma vie,
Pas un seul épisode que ses yeux n’ont suivi
Et, c’en fut l’histoire de plus d’un, que son cœur a bénis.
Trop jaloux de sa vie, sa mission accomplie,
La faux du destin l’a mise en agonie
Par le fiel du mépris de nombreux favoris,
Son silence l’a vécue, elle l’avait bien compris.
Malgré tant d’amertume qui lui poignait le cœur,
Ne pouvant s’empêcher d’espérer le bonheur,
Chaque jour, dans son âme, elle gardait cette ferveur
D’implorer au ciel, pour nous tous, cette sublime faveur.
Aujourd’hui, c’est fini ; enfin elle est partie,
D’une conscience légère, son œuvre nous convie,
À l’authenticité dont elle s’en est enrichie,
De cette âme digne qui maintenant nous sourit.
Sûrement elle a subi, peut-être elle a payé
Ce dont on lui voulait, qu’on a tant ruminé,
Mais le comble de bienfaits qu’elle a tant ordonné
Saura l’accompagner, et même lui pardonner.
Quel que soit le forfait, dans le cœur, qui perdure,
Celui qui, trop souvent dans nos vies, nous torture,
Ce poids trop cuisant qui nous charge, qu’on endure,
C’est souvent par la mort qu’il s’efface, s’épure!
À tous ceux dont les jours, du sommet de la tour,
Ont causé des tempêtes, des dialogues de sourds,
Loin d’être des foudres, soyez d’un bon recours,
Sinon, ce sommet de la tour vous jouera bien des tours.
Peuple du monde, d’Haïti, d’Anadère,
De cette femme digne, soyez-en donc très fiers,
Elle consacra sa vie, que dis-je, sa carrière,
À vaincre des revers, et fasciner ses paires :
Femme d’altruisme, de foi et de prières.
Dans ton trésor de vie, que t’aies eu raison ou tort,
Finis les inconforts infligés par le sort.
D’une prestance sereine, très enviée du condor,
Ton âme est déjà prête à fleurir l’autre bord.
Ton souffle retourne aux cieux et ton corps, à la terre,
Il t’est venu ce temps de rejoindre le Père,
Ce Dieu qui t’a créée, que t’as jamais su taire,
Dans son cœur glorieux, il t’enchâssera, j’espère.
Hommage d’un fils qui s’en est souvenu !
Jude Jeanty
Hélas, elle s’en est allée, enfin !
Femme d’une étonnante vitalité
Pour son œuvre, elle s’est toute dépensée
Voire, au travers du monde, pérégriné
Pour mieux l’étoffer, la fleurir, la féconder.
Valeureuse, héroïne des pires moments
De son verbe mielleux, et souvent percutant,
En plein hiver, elle savait atterrir le printemps
Dans des cœurs laminés, dépourvus d’ornements.
D’une immense générosité, son cœur
Trop petit pour haïr, débordant de chaleur,
De l’avenir de plus d’un, a initié son heure
Sans enflures ni mépris, elle y met de la couleur.
Pour vous parler de moi, cette mère chérie
Avril 88, est rentrée dans ma vie,
Comme une eau vive. Je me sentais béni !
Vu que ce mois si fatidique m’avait tant démuni.
Sa main, sur mon épaule, d’un regard attendri,
Où j’ai cru voir jaillir de nombreuses éclaircies
À la mort de maman, voilà ce qu’elle m’avait dit :
« Désormais, je serai ta mère ! Est-ce que t’as bien compris ? »
Et son aile maternelle ne m’a lâché depuis.
Très souvent attentive aux mouvements de ma vie,
Pas un seul épisode que ses yeux n’ont suivi
Et, c’en fut l’histoire de plus d’un, que son cœur a bénis.
Trop jaloux de sa vie, sa mission accomplie,
La faux du destin l’a mise en agonie
Par le fiel du mépris de nombreux favoris,
Son silence l’a vécue, elle l’avait bien compris.
Malgré tant d’amertume qui lui poignait le cœur,
Ne pouvant s’empêcher d’espérer le bonheur,
Chaque jour, dans son âme, elle gardait cette ferveur
D’implorer au ciel, pour nous tous, cette sublime faveur.
Aujourd’hui, c’est fini ; enfin elle est partie,
D’une conscience légère, son œuvre nous convie,
À l’authenticité dont elle s’en est enrichie,
De cette âme digne qui maintenant nous sourit.
Sûrement elle a subi, peut-être elle a payé
Ce dont on lui voulait, qu’on a tant ruminé,
Mais le comble de bienfaits qu’elle a tant ordonné
Saura l’accompagner, et même lui pardonner.
Quel que soit le forfait, dans le cœur, qui perdure,
Celui qui, trop souvent dans nos vies, nous torture,
Ce poids trop cuisant qui nous charge, qu’on endure,
C’est souvent par la mort qu’il s’efface, s’épure!
À tous ceux dont les jours, du sommet de la tour,
Ont causé des tempêtes, des dialogues de sourds,
Loin d’être des foudres, soyez d’un bon recours,
Sinon, ce sommet de la tour vous jouera bien des tours.
Peuple du monde, d’Haïti, d’Anadère,
De cette femme digne, soyez-en donc très fiers,
Elle consacra sa vie, que dis-je, sa carrière,
À vaincre des revers, et fasciner ses paires :
Femme d’altruisme, de foi et de prières.
Dans ton trésor de vie, que t’aies eu raison ou tort,
Finis les inconforts infligés par le sort.
D’une prestance sereine, très enviée du condor,
Ton âme est déjà prête à fleurir l’autre bord.
Ton souffle retourne aux cieux et ton corps, à la terre,
Il t’est venu ce temps de rejoindre le Père,
Ce Dieu qui t’a créée, que t’as jamais su taire,
Dans son cœur glorieux, il t’enchâssera, j’espère.
Hommage d’un fils qui s’en est souvenu !
Jude Jeanty