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Troisième phase du concours de débat « Resonantia » au CMDM

Le samedi 9 mai 2026, le club littéraire Fenêtre de Maïn du Collège Marie Dominique Mazzarello (CMDM) a organisé la troisième phase du concours de débat intitulé « Resonantia », autour du thème : « Lire, penser, agir : la jeunesse face à sa mission ». Cette activité culturelle et intellectuelle visait à promouvoir l’art oratoire, l’esprit critique et la réflexion chez les jeunes à travers des débats portant sur des problématiques sociales, philosophiques et contemporaines.

Premier match : CMDM (Collège Marie Dominique Mazzarello) vs ESE (École Sœur Étienne) 

Le premier affrontement a opposé le CMDM (Collège Marie Dominique Mazzarello) à l’ESE (École Sœur Étienne) autour du sujet : « Le progrès technique : instrument de libération ou vecteur de dépendance ? ».

Avant d’entrer dans le vif du débat, les deux équipes ont procédé à une contextualisation du sujet afin de permettre au public de mieux saisir les enjeux. Elles ont ensuite présenté leurs définitions et axes d’argumentation.

L’ESE, partie pour, a défini les termes clés du sujet : progrès technique, instrument de libération, vecteur de dépendance, en s’appuyant sur les propos de Jacques Émile. Les débatteuses ont soutenu que la technologie constitue un moyen d’émancipation, facilitant les tâches quotidiennes, favorisant l’accès au savoir et permettant à l’homme de repousser ses limites. Elles ont affirmé que: « La technologie ne limite pas l’homme, elle lui permet de se dépasser. »

Le CMDM, quant à lui, a adopté une approche critique. Les débatteuses ont défini la dépendance selon l’Académie française et montré que l’usage excessif de la technologie peut rendre les sociétés incapables de fonctionner de manière autonome. Selon elles, une société qui ne peut avancer sans les progrès technologiques devient progressivement dépendante et perd une partie de sa liberté.

Tout au long du débat, les deux équipes ont fait preuve d’assurance, de logique et d’une grande maîtrise de la parole. Les réfutations ont été particulièrement dynamiques, révélant la profondeur de réflexion des participantes.

À l’issue de cette confrontation, Destiné Blesshynn a remporté le prix d’éloquence grâce à la qualité de son expression et à la force de ses interventions. Le titre de meilleure débatteuse a été attribué à Tibert Tarasowa Ninomiya pour sa maîtrise argumentative et sa présence remarquable. Le CMDM est sorti vainqueur de ce match avec un score de 288/400.

Deuxième match : CODOSA (Collège Dominique Savio) vs CSFA (Collège Saint François d’Assise)

Le second affrontement a opposé le CODOSA (Collège Dominique Savio) au CSFA (Collège Saint François d’Assise) autour du sujet : « La liberté : droit inaliénable ou privilège monnayable ? ».

Dès l’ouverture, les deux équipes ont défini les principaux termes du sujet (liberté, inaliénable, privilège monnayable), posant ainsi les bases philosophiques et juridiques de la discussion.

Le CODOSA (Collège Dominique Savio) a défendu la thèse selon laquelle la liberté est un droit inaliénable, inhérent à l’existence humaine. Les débatteurs ont soutenu qu’elle ne devrait jamais être achetée, vendue ou conditionnée. Pour appuyer leurs arguments, ils ont cité l’article 44 du Code noir ainsi que la célèbre déclaration de Jean-Jacques Dessalines : « Liberté ou la mort. » Ils ont également évoqué une déclaration du président Emmanuel Macron reconnaissant l’injustice de la dette imposée à Haïti après son indépendance.

Le CSFA (Collège Saint François d’Assise), de son côté, a développé l’idée que, dans la réalité sociale et politique, la liberté peut devenir un privilège réservé à certains groupes. Les débatteuses ont cité l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que l’article 26 relatif aux droits fondamentaux. Elles ont affirmé qu’une liberté restreinte ou conditionnée ne peut être considérée comme totalement inaliénable. Pour illustrer leurs propos, elles ont évoqué le paiement exigé d’Haïti par la France pour la reconnaissance de son indépendance, ainsi que des exemples tels que la liberté sous caution ou la liberté provisoire. Enfin, elles ont présenté les deux formes de liberté définies par Montesquieu : la liberté philosophique et la liberté politique.

Les échanges ont été marqués par des arguments pertinents, des exemples historiques convaincants et une grande qualité d’expression orale. À la fin du débat, Jean Marie Samorah élève du CSFA a remporté le prix d’éloquence ainsi que le titre de meilleure débatteuse, grâce à ses interventions remarquables et à sa maîtrise de l’art oratoire. Le CODOSA a remporté ce second match face au CSFA.

Cette troisième phase du concours « Resonantia » a été une véritable réussite pour le club littéraire Fenêtre de Maïn du CMDM. À travers ces débats, les participants ont démontré leur capacité à réfléchir sur des questions essentielles touchant la société, la liberté et le progrès. Les différentes équipes ont fait preuve de discipline, de culture générale et d’un excellent niveau d’éloquence.

Cette initiative a permis de valoriser une jeunesse engagée dans la lecture, la pensée critique et la prise de parole constructive. Le club littéraire Fenêtre de Maïn poursuit ainsi sa mission : promouvoir une jeunesse consciente, réfléchie et capable d’agir face aux défis du monde contemporain, conformément au thème de cette édition : « Lire, penser, agir : la jeunesse face à sa mission. »

 

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